Gouvernance

Vu ailleurs

Moyen-Orient : la gouvernance peut-elle être un remède à la crise ?

Une gouvernance défaillante dans les entreprises peut être synonyme de graves troubles économiques à l’échelle nationale. L’émergence de boards qualifiés pourrait être décisive dans la transition économique au Moyen-Orient.

Pour alimenter sa réflexion, le think tank Confiance & Gouvernance s'appuie sur des analyses et des travaux de recherche sélectionnés parmi de nombreuses sources référentes. Le think tank vous restitue ici les propos d’un article du Huffington Post sur le rôle que pourrait jouer la gouvernance d’entreprise comme remède à la crise.

« Gouvernance d’entreprise » : ce terme, considéré comme acquis dans les sociétés occidentales, n’avait pas d’équivalent en langue arabe jusqu’au début des années 2000. Et pour cause : cette notion était encore inconnue il y a quelques années au Moyen-Orient. Il s’agit pourtant bien d’un enjeu majeur pour les pays de la région, selon un article du Huffington Post. « Lorsqu’un problème ne peut pas être identifié clairement, il ne peut pas être traité de manière appropriée », écrit l’auteur. L’intervention du Conseil arabe des linguistes a permis de mettre un terme à ce vide linguistique avec la création du terme « hawkamat ash-sharikat ».

Multiplication des enjeux de gouvernance

La gouvernance d’entreprise repose sur la séparation entre la possession et le contrôle, écrit le Huffington Post. Cet élément est particulièrement important au Moyen-Orient, où de nombreuses entreprises sont détenues par des familles.

La croissance et le passage de génération en génération occasionne une multiplication des questions de gouvernance. Pour rester viable à long terme, un certain nombre d’institutions et d’organes de contrôle incluant les parties prenantes – notamment la famille – doivent être mises en place.

Création de valeur

L’auteur affirme que la taille de l’entreprise influe fortement sur sa gouvernance, que l’économie de marché requiert des entreprises privées, mais également un éventail d’institutions et de règles. Il réfute l’idée que l’économie de marché apparaît lorsque le gouvernement se retire : pour lui, elle se construit grâce à des structures et à un cadre législatif.

« Alors que le Moyen-Orient cherche à stabiliser ses marchés après des années de bouleversements, une stratégie de gouvernance d’entreprise solide peut aider à constituer un secteur privé solide et stable à même de créer des emplois et de produire de la richesse pour les populations », conclut-il.

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