Gouvernance

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Les LBO en forte baisse en Europe

Les entreprises de capital-investissement s’interrogent quant aux effets du Brexit sur le secteur et l’incertitude liée aux échéances électorales à venir en 2017 en Europe. Ces interrogations auraient conduit à une baisse des LBO en 2016 sur le continent, notamment du côté des « megadeals » de plus d’un milliard d’euros. Cette baisse est néanmoins en partie contrebalancée par la hausse des rachats moins conséquents.

Pour alimenter sa réflexion, le think tank Confiance et Gouvernance s’appuie sur des analyses et des travaux de recherche sélectionnés parmi de nombreuses sources référentes. Le think tank vous restitue ici les propos d’un article initialement publié par le Financial Times sur le sujet de la structure de gouvernance des entreprises sous LBO.  

Les LBO, leverage buyout ou rachats à effet de levier, ont connu une baisse spectaculaire (-38%)  en Europe dans la seconde moitié de l’année 2016 : 55,7 milliards au 5 décembre 2016 contre 89,7 milliards d’euros d’achats en 2015. Ce sont les megadeals, dont le montant dépasse le milliard d’euros, qui sont les plus touchés, selon les chiffres publiés par le Centre for Management Buyout Research. L’étude, la première depuis le vote du Brexit, révèle également une augmentation des rachats moins importants (« mid-market »), avec une accélération de 25% des transactions de 10 à 25 millions d’euros.  

La Grande-Bretagne reste le marché favori des capital-investisseurs avec des transactions s’élevant à plus de 12,5 milliards d’euros (contre 28,7 milliards en 2015) devant la France qui compte pour 11 milliards d’euros de rachats (11,5 en 2015).  

Vers une reprise en 2018 ? 

Pourtant, « le Brexit a un impact clair sur le marché, en particulier au Royaume-Uni, où les chiffres reflètent un déclin significatif des megadeals », explique Christiian Marriott, partenaire du fonds de capital-investissement britannique Equistone.  « Le mid-market reste constant, note Callum Bell, directeur corporate & acquisition chez Investec. La volonté de réaliser des transactions de qualité, et pas à n’importe quel prix, est toujours présente, ce qui est très positif. » 

« Les opérations moins conséquentes exigent moins de dette », poursuit Christiian Marriott, avant de préciser que l’augmentation du nombre de levées de fonds peut être considérée comme un indicateur de la hausse possible des transactions de valeur moyenne. 

« Le marché pourrait se reprendre l’an prochain, quand la surprise des élections récentes sera retombée et que les investisseurs disposeront de nouveaux fonds. D’un autre côté, les prochaines échéances électorales pourraient créer une situation d’attente chez certains vendeurs », pondère-t-il. 

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