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La blockchain peut-elle vraiment révolutionner l’économie ?

La technologie de la blockchain, sur laquelle repose la monnaie Bitcoin, est sur toutes les lèvres. Mais que permet-elle vraiment ? Pour l’hebdomadaire The Economist, il s’agit avant tout d’une « trust machine » : une machine à créer de la confiance.

La réputation du Bitcoin est entachée par les bulles spéculatives dont il a fait l’objet, et par les usages parfois illégaux qui en sont faits. Partant de ce constat, The Economist s’interroge sur l’usage général dans l’économie de la blockchain. L’hebdomadaire britannique prend soin de dissocier trois notions distinctes : Bitcoin, la monnaie virtuelle très médiatisée depuis quelques années ; l’architecture blockchain qui soutient Bitcoin, et dont les protocoles ont été conçus spécifiquement pour encadrer l’échange de cette monnaie ; et enfin, le concept général de blockchain. C’est cette dernière qui recèle un potentiel extraordinaire et souffre de son association au Bitcoin selon The Economist. 

Une « machine à créer de la confiance »

La blockchain se définit par une technologie de stockage numérique et de transmission à coût minime, décentralisée et sécurisée. Elle se présente sous la forme d’un registre numérique incluant la liste de tous les échanges effectués depuis sa création. Cet historique des échanges de personnes à personnes est en théorie infalsifiable puisqu’il est partagé par des milliers de personnes. « En termes simples, la blockchain est une machine à créer de la confiance », résume The Economist. Et pour cause : la confiance des parties prenantes ne repose pas sur un opérateur unique gérant les échanges, mais sur le dispositif, qui se base sur une multitude de participants et permet une multitude de possibilités de vérification de chaque échange. La blockchain permet notamment des usages en matière de certification. La Holberton School à San Francisco, a ainsi par exemple commencé à certifier ses diplômes grâce à cette technologie

Les banques à l’affût

Des dizaines de startups se sont déjà positionnées sur la blockchain, sensibles au potentiel de développement de cette technologie aux usages qui restent à inventer. Mais celles-ci ne sont plus les seules à s’y intéresser. Comprenant les enjeux qui en découlent,  Fin septembre, 13 établissements bancaires, dont Société Générale, Citi, Bank of America ou encore Morgan Stanley, ont rejoint un projet visant à développer des applications commerciales pour le secteur financier. Au total, ce sont 22 banques qui sont associées à ce projet de recherche depuis l’été. Mais les usages possibles ne se limitent pas au secteur financier, et des applications peuvent aussi s’imaginer d’autres domaines. C’est notamment le cas de l’industrie, où une étude de Santander évalue à 20 milliards de dollars par an le potentiel d’économies que cette technologie pourrait représenter. 

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