Gouvernance

Les ETI se montrent plus optimistes en 2016

Cette année, l’heure est à l’optimisme pour les entreprises de taille intermédiaire. 75% des ETI déclarent être plus confiantes qu’en 2015, d’après le baromètre L’Usine Nouvelle/Deloitte. Comment se justifie cet enthousiasme ? Quels sont les indicateurs positifs, conduisant les ETI à aborder l’avenir avec plus de sérénité ?

Le deuxième baromètre de l’Usine Nouvelle en partenariat avec Deloitte révèle un regain d’optimisme des entreprises de taille intermédiaires (ETI). Selon cette étude menée en février auprès de 739 dirigeants, ces sociétés se montrent notamment plus confiantes quant à leurs perspectives dans le contexte économique. Cet optimisme peut s’expliquer par une légère reprise de la croissance en 2015 (+0,5%), s’élevant à 1,2 contre 1,1 prévu initialement. Cette progression est soutenue à la fois par une augmentation des chiffres des stocks des entreprises (+0,6%) et par la demande intérieure (+0,2).  

La croissance externe et la R&D comme sources d’opportunités

Le baromètre montre que les entreprises de type intermédiaire misent davantage sur des perspectives d’acquisitions. 12,8% d’entre elles déclarent ainsi vouloir privilégier un modèle de croissance externe, contre 8,1% en 2015. Logiquement, la part de croissance interne est en recul : elle tombe de 31,5% en 2015 à 28,2% cette année. Avec une certaine inclinaison pour les risques, les ETI envisagent les acquisitions comme une source d’opportunités et un levier de développement stratégique. 

Elles investissent davantage dans la recherche et développement : 21,4% d’entre elles sont ainsi prêtes à y dédier 5% à 10% de leur chiffre d’affaires. La proportion des ETI qui y consacrent plus de 15% de leur chiffre d’affaires augmente également, passant de 5,4% en juillet 2015 à 8,1%. 

Cap sur l’international 

Un nouveau signe encourageant : nombreuses sont les ETI qui envisagent de renforcer leur présence à l’international d’ici trois ans. Ces entreprises sont déjà bien implantées à travers le monde : 44% d’entre elles se localisent en Inde et 60,3% en Asie, et souhaitent pérenniser cette tendance. Les futurs projets d’implantation sont orientés vers les pays de l’Union européenne pour 30,2% d’entre elles, l’Asie pour 28,1% et l’Afrique pour 21,3%. 

Pour terminer sur un signal positif supplémentaire : les ETI perçoivent les freins susceptibles d’entraver leur activité comme moins importants. Ainsi, 36% des entreprises interrogées voient actuellement le faible développement du marché intérieur comme une menace, contre 40% en juillet 2015. Même constat pour le coût du travail (-6,1%) et l’environnement réglementaire (-4,7%). Seule la perspective de l’intensité concurrentielle les inquiète davantage (+4,6%). 

Méthodologie : Baromètre réalisé du 15 au 25 février auprès de 739 dirigeants d’entreprise par L’Usine Nouvelle avec Deloitte.
 

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