Transparence

Comment le Cigref veut renforcer la confiance dans l’économie des données

Les données personnelles sont une véritable matière première sur laquelle se fonde une large partie de l’économie numérique, mais leur traitement et leur protection sont un facteur d’inquiétude pour un grand nombre de Français. Pour le Cigref, éthique et valorisation de ces données ne sont pas incompatibles, au contraire.

Concilier business et éthique

La donnée et la façon de la traiter et de l’organiser sont, de plus en plus, au cœur de la stratégie numérique des entreprises. Les données personnelles alimentent une nouvelle économie fondée sur le big data, les modèles serviciels, l’expérience client et la personnalisation. Mais la protection et le traitement de ces données demandent à être encadrés avec vigilance. C’est en partant de ce constat que le Cigref (Club informatique des grandes entreprises françaises) a constitué un groupe de travail sur le thème de la valorisation responsable des données. Dans un rapport achevé en octobre 2015, l’organisme se dit convaincu que ce sujet ne doit pas opposer business et éthique. 

Certes, la donnée personnelle représente pour cette économie des potentiels de valorisation gigantesques, reconnaît le Cigref. Mais celle-ci « ne constituera un actif viable qu’à la condition que  son exploitation respecte la réglementation au nom d’une certaine éthique et de la préservation de la confiance dans l’économie numérique », souligne l’organisme dans ce document. Pour s’assurer de la bonne gouvernance des données personnelles, il recommande d’être attentif aux process des entreprises ayant recours à des bases de données sensibles ou personnelles. 

Nouveau paradigme

Pour concilier croissance et éthique, le Cigref envisage la création d’un « nouveau paradigme » autour des données personnelles. Celui-ci s’articulerait autour de deux notions fondatrices. La première consiste à penser à la protection des données dès la conception du service (Privacy by design) pour construire un lien de confiance entre les utilisateurs et les entreprises. La seconde passe par l’usage du Self Data, ou VRM (Vendor Relationship Management), selon lequel le client peut devenir lui-même trader de ses données ou gérer les usages qu’il souhaite en faire. 

L’usage de ces outils présenterait plusieurs avantages pour l’entreprise. Ils favoriseraient tout d’abord la qualité des bases de données marketing (les clients étant incités à mettre à jour eux-mêmes leurs données, puisqu’ils en font usage). Mais ils permettraient également la création de nouveaux services, notamment en matière de gestion de données, qui seraient autant d’opportunités de croissance pour les entreprises. 
 

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